Voyageurs solos : la multiplication d’un phénomène

Par un concours de circonstances ou une volonté délibérée, les voyageurs solos tracent leur chemin de plus en plus nombreux. Mais ces touristes solitaires, autrefois bercés par des récits de voyage initiatique (Into the Wild, Mange Prie Aime…) ont changé de profil. Qui sont ceux qui aspirent à voyager seuls ?

solo backpacker in london

La typologie universelle des voyageurs solos

Selon une étude Edreams, 42,8 % des Français envisageaient de voyager en solo en 2020 contre 10,4 % en 2019. Autant dire que les clichés du jeune globe-trotteur solitaire ont vécu. Chacun, peu importe son âge ou sa situation familiale, est concerné par un besoin de : liberté, déconnexion, immersion, exploration, de tester ses limites, se ressourcer, pratiquer sa passion, faire des rencontres, etc. Des motivations accrues par une envie de sécurité et de voyager à son rythme, sans contrainte et sans concession, après une longue période de restrictions. L’étude d’Expedia(1) sur les solos travelers indique que 54 % des sondés voyagent en dehors de la saison estivale et que 52 % partent entre 3 et 6 jours. Elle distingue aussi les personnes totalement seules (45 %) de celles qui rejoignent un groupe de voyageurs, visitent la famille, ou vont à la rencontre des locaux. Plus encore, la tendance « Mobilmoon », qui consiste à préférer son smartphone à un compagnon de voyage, atteint 33 %.

L’indispensable adaptation du marché touristique aux voyageurs solitaires

Des prestations sans majoration « single »

Le coût d’un voyage en solitaire fait partie des facteurs décisionnels majeurs, notamment celui de l’hébergement. Le lit en auberge de jeunesse n’a pas la faveur des voyageurs solos attachés à un certain confort, mais pas pour autant enclins à payer plus cher. C’est pourquoi les structures d’hébergements doivent réétudier leur offre à l’image des voyagistes qui ne facturent pas de supplément single. VVF, pourtant spécialiste des familles, cherche à attirer cette nouvelle clientèle dans ses clubs avec une offre non majorée.

D’autres organismes, voyagistes ou croisiéristes, proposent depuis longtemps de regrouper les voyageurs solos afin de partager leur chambre pendant le séjour.

Le positionnement des destinations pour des vacances en solo

Les voyageurs solos s’appuient sur des recherches digitales et des témoignages pour choisir leur destination. Chaque site internet y va de sa liste ou de son « Top ten » dressé selon les activités culturelles, l’accessibilité, la sécurité ou encore l’atmosphère. Et beaucoup sont destinés aux femmes dont le nombre de voyageuses solitaires augmente chaque année. D’où la nécessité de positionner une destination sur le terrain du voyage en solo pour attirer les blogueurs et booster sa notoriété comme Montréal ou encore les Écrins dans les Hautes-Alpes.


(1) Etude eDreams menée du 6 au 21 mai 2020 auprès de plus de 1000 internautes en France qui sont venus sur le site pour réserver ou faire des recherches sur un futur voyage.

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